Cascade de la Grotte

Ce pittoresque site naturel qui est géographiquement une gorge, inspire le silence et le recueillement. L’eau des sources, du haut d’une falaise abrupte, s’y précipite, en cascades bruineuses, le long de ses parois. Au pied de cette falaise, un bassin, aménagé à même la gorge, recueille l’eau qui donne naissance à un petit ruisseau appelé “La Coulée”. Cet humble ruisseau qui coule jusqu’à la mer en traversant l’Anse-du-Nord a connu ses heures de gloire au 18e siècle, lorsque les pêcheurs des morutiers mouillés à la rade de l’Isle-Percé, s’y approvisionnaient en eau potable. Les statues de la Vierge et de Bernadette Soubirous témoignent du riche patrimoine religieux des percésiens.  

 

La Crevasse et le Pic de l’Aurore

La Crevasse est une fissure béante dans le conglomérat du mont Blanc (370 m). De ses deux belvédères naturels, nous avons, à l’ouest, une vue imprenable sur les monts Chic-Chocs et au nord, sur le littoral et la route des Failles qui serpente à travers un paysage évocateur des grands bouleversements géologiques qui ont façonné toute la péninsule gaspésienne. Tout ce secteur est traversé de chevauchements de contacts de failles entre les périodes du Carbonifère moyen (310 millions d’années), de l’Ordovicien supérieur (440 millions d’années) et du Cambrien (540 millions d’années). Le Pic de l’Aurore est un promontoire du Dévonien inférieur, (395 millions d’années), haut de 195 mètres, constitue avec les Trois Soeurs et le Cap Barré, ce qu’on appelait autrefois, la Muraille. Son surplomb nous offre d’une part, une vue insoupçonnée sur l’omniprésent Rocher Percé et d’autre part, une vue à longue portée sur Barachois, Pointe Saint-Pierre et même, par temps clair, jusqu’à la pointe de Forillon. C’est un site idéal pour observer, depuis la côte, les baleines dont les plus fréquentes sont : le petit rorqual, le rorqual commun et le rorqual à bosse. On y voit occasionnellement, le rorqual bleu, le marsouin et le dauphin à flanc blanc.

Le Mont Sainte-Anne


Le Mont-Sainte-Anne est un bloc de conglomérat de la période du Carbonifère, (entre 280 et 345 millions d’années) d’une altitude de 340 mètres. Il se dresse, tel un immense amphithéâtre, sur la baie de Percé. Son sommet déploie un vaste éventail panoramique de sa côte, son rocher, son île, ses anses, ses caps et ses falaises, bien ancrés dans l’eau du golfe Saint-Laurent qui répète inlassablement sa grandiose chorégraphie marine.


Aux 16e et 17e siècles, on l’appelait la “Table-à-Rolland” à cause de son sommet plat et carré. Son élévation importante et surtout, sa visibilité du large à plus de 100 km de la côte, en firent le point de repère par excellence des nombreux marins basques, hollandais, bretons et normands. À l’été de 1676, Pierre-Denys-de-La-Ronde, premier seigneur de Percé, dénombra 500 pêcheurs de molüe (morue) au havre de l’Isle Percée. C’est ainsi, qu’au gré du temps et des marées, ce phare naturel devint mieux connu des marins sous le vocable de Sainte-Anne, patronne des pêcheurs.


De tout temps, le Mont-Sainte-Anne inspira le recueillement. Une fois l’an, les amérindiens Micmacs s’y rassemblaient pour en faire l’ascension, afin de présenter au dieu Soleil, les enfants de leur tribu, nés au cours de l’année. Bien avant son acquisition par le diocèse de Rimouski, en 1884, qui en fit un centre de pèlerinage régional, les percésiens ont, à différentes époques, érigé en son sommet, croix et monuments dédiés à Sainte-Anne. Le pèlerinage annuel du 26 juillet, fête de Sainte-Anne, inauguré en 1892, se perpétua jusque dans les années soixante.

 

Photo : J.P. Lambert

Copyright:William Lambert2009

 

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